
Cameroun : Une activité présidentielle intense !
Alors que la Toile s’enflamme au rythme des rumeurs, l’appareil étatique poursuit sa marche sereine. Promotions militaires, grands emprunts internationaux, nominations stratégiques : ces huit dernières semaines, la signature présidentielle a continué de structurer la vie de la Nation. Preuve par les faits que si le Chef de l’État est en déplacement, le souverain gouverne, arbitre et veille.
Le président Paul Biya est hors du territoire national, mais la machine républicaine tourne avec une régularité d’horlogerie. Pour quiconque observe la vie institutionnelle du Cameroun avec lucidité, une évidence s’impose : l’éloignement physique du Chef de l’État depuis le 7 juin dernier du territoire national, n’a jamais signifié le moindre répit. Au sommet de l’État, la signature présidentielle continue d’impulser, d’orienter et d’arbitrer les grandes décisions de la Nation.
Intenses activités
Ces huit dernières semaines en offrent la démonstration magistrale. Dans le secteur vital de la Défense et de la Sécurité, le président Paul Biya a réaffirmé son autorité suprême à travers un important mouvement au sein du haut commandement des armées le 3 août dernier, faisant suite à l’admission en deuxième section de l’officier général Tchemo Hector Marie et aux promotions d’adjudants-chefs et maîtres principaux au grade de sous-lieutenant ou d’enseigne de vaisseau le 25 juin. La sécurité du territoire et le moral des troupes demeurent sous sa vigilance constante.
Sur le front de la diplomatie économique et du développement, l’action présidentielle s’est traduite par des actes concrets de très haute portée. Le 30 juillet, le Chef de l’État a signé le décret autorisant la signature de trois accords de financement avec la Banque islamique de développement (BID) pour la réalisation du Projet de développement rural intégré du Dja (PDRI-Dja), ainsi que l’accord de prêt avec l’Association internationale de développement (IDA) pour le financement du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l’Ouest et du Centre. Quelques jours plus tôt, le 22 juillet, le décret n° 2026/255 matérialisait la nomination d’un membre du conseil d’administration de la Société nationale des hydrocarbures (SNH), tandis que des décrets autorisaient une combinaison de prêts avec la Deutsche Bank Espagne pour financer les travaux supplémentaires du projet d’aménagement touristique et économique du lac municipal de Yaoundé (Phase 1). Sans oublier, le 2 juin, la nomination des membres du Conseil supérieur de la magistrature, pierre angulaire du pouvoir judiciaire.
Tempête virtuelle
Pendant que l’État travaille dans la sérénité et la méthode, la cacophonie ambiante des réseaux sociaux tente d’agiter des tempêtes virtuelles. Une pléiade de nouveaux « influenceurs », tout aussi virulents que leurs devanciers, rivalisent d’invectives et de prophéties apocalyptiques. Mais loin d’inquiéter l’opinion publique, ces gesticulations numériques sont accueillies par les Camerounais comme de simples sujets de fou rire. Le Cameroun se couche et se lève normalement.
Paul Biya que le peuple connaît
C’est que le peuple camerounais connaît bien son président, avec qui il chemine en confiance depuis plus de quatre décennies. Il connaît son style, sa maîtrise du temps, sa sérénité légendaire et ses méthodes de gouvernement. Les commanditaires de ces campagnes de déstabilisation en ligne devraient se raviser : le président Paul Biya est parfaitement informé de leurs agissements. Qu’ils prennent garde de ne pas exaspérer un peuple mûr et souverain, au point de s’exposer aux rappels à l’ordre légitimes de son premier serviteur. À l’heure des grands défis nationaux, l’agitation stérile doit céder la place à l’effort : chacun est appelé à faire dignement son travail, seul gage du succès collectif.
Simon Metsengue




