
Santé : Le Bôme François, quand le mensonge tente d’étouffer le « Made in Cameroon »!
Un vent d’imposture souffle sur l’industrie locale. Depuis peu, le Bôme François, l’un des fleurons d’ industrie locale , fait l’objet d’une virulente campagne de salissage affirmant qu’il aurait été déclaré « impropre à la consommation » par le Laboratoire National de Contrôle de Qualité des Médicaments et d’Expertise (LANACOME). Mais où sont les preuves ?
Une accusation fondée sur le vide
La toile s’est emballée ces derniers jours autour d’une réussite locale : le Bôme François. Les détracteurs prétendent que « le commandant des baumes » serait impropre à la consommation et arguent que le LANACOME l’aurait lui-même déclaré.
Deux faits irréfutables détruisent pourtant cette cabale de toutes pièces.
Le LANACOME : un partenaire et non un censeur
Sa vocation première n’est pas de jouer les couperets, mais d’offrir une structure d’accompagnement technique aux PME/PMI. Son rôle est de guider les producteurs vers les bonnes pratiques de fabrication et d’hygiène afin de renforcer la qualité des produits fabriqués au Cameroun, de favoriser la substitution des produits importés et d’imposer le label « Made in Cameroon » face à la concurrence internationale.
De plus, le promoteur du Bôme François a signé une convention d’accompagnement officielle avec le LANACOME en juillet 2025, toujours en cours d’exécution. Cet accompagnement s’inscrit en droite ligne de la mise en œuvre de la convention MINMESA-LANACOME pour le renforcement des capacités des PME et des PMI locales. Par ailleurs, il convient de rappeler que le Bôme François n’est pas un médicament. Comment un laboratoire engagé contractuellement dans le suivi d’une structure locale publierait-il une condamnation arbitraire à son encontre ?
L’épreuve des faits
Aucun des détracteurs n’a été capable de produire un rapport d’expertise officiel, ni le moindre communiqué émanant de la direction du LANACOME. Il s’agit donc d’un sabotage caractérisé de ce produit local et, par la même occasion, des grandes ambitions nationales.
Au-delà d’une simple attaque commerciale
C’est un coup de poignard porté à la politique économique du président Paul Biya. Alors que le gouvernement, via le ministère du Commerce et l’Agence de Promotion des PME, multiplie les leviers pour positionner les produits « Made in Cameroon » à l’international — notamment avec l’accès au marché européen (APE) et l’exonération douanière accordée par la Chine depuis mai 2026 sur neuf produits locaux —, des esprits anti-républicains tentent de détruire une pépite nationale.
Concurrence et régulation
Comment comprendre que le Bôme François, qui s’inscrit dans une démarche volontaire de renforcement de ses capacités et entretient un partenariat actif avec le LANACOME conformément aux missions régaliennes de ce laboratoire, soit la cible de telles accusations ? Pendant ce temps, des baumes de profil identique sont importés et vendus sur les marchés sans le moindre contrôle préalable.
Par ailleurs, de plus en plus de baumes sont fabriqués de manière clandestine dans nos quartiers et nos villes, sans qu’aucun plan de production conforme aux normes de fabrication et d’hygiène ne soit mis en place. Enfin, dans le secteur de la distribution pharmaceutique, très peu de grossistes sont en mesure de présenter un rapport d’expertise émanant du laboratoire national assermenté, pourtant doté d’un plateau technique de pointe comptant près de 20 unités d’analyse. Pourquoi une telle cabale ? Que vise-t-elle réellement ?
L’urgence d’une réponse administrative et judiciaire
Pourquoi cibler une entreprise locale qui joue le jeu de la transparence, tout en fermant les yeux sur les produits importés ou artisanaux non contrôlés qui envahissent les étals ? Face à cette tentative manifeste de déstabilisation économique, une action ferme des instances de régulation de l’État s’impose :
Démasquer et sanctionner les commanditaires de cette campagne de désinformation.
Rendre obligatoire et systématique le contrôle de conformité au LANACOME pour tous les baumes et produits pharmaceutiques importés ou locaux, afin de protéger la santé des Camerounais.
Le « Made in Cameroon » ne doit plus être le bouc émissaire d’intérêts tapis dans l’ombre.
Simon Metsengue




