
Institut Universitaire de Foulassi : Promotion 2025-2026, Nom de baptème Cathy Meba !
Le 9 mai 2026 restera gravé dans les mémoires comme le jour où les pierres séculaires de Foulassi ont murmuré à nouveau les chants de leur splendeur passée. Entre la mélancolie d’un héritage glorieux qui faillit s’éteindre et la fierté vibrante d’une renaissance universitaire indispensable, la clôture de l’année académique de l’Institut Camille Chazeau a marqué les esprits. Cet événement mémorable a scellé le destin de la promotion sortante sous le parrainage d’une figure inspirante de l’action citoyenne : Cathy Meba.
Il est des lieux sacrés où le vent des collines transporte le souffle des pères fondateurs. Foulassi est de cette race. C’est dans ce haut temple du savoir, devenu l’Institut Supérieur Presbytérien Camille Chazeau, que fut composé jadis l’hymne national du Cameroun par les élèves de sa toute première École normale. Pourtant, après avoir tutoyé les sommets de l’histoire, ce grand centre a traversé de longs hivers de précarité et de dures difficultés, s’effaçant presque des cartographies de l’excellence. Mais le temps de la nostalgie stérile est révolu. Ce 9 mai, l’institution est née de nouveau de ses cendres, célébrant avec faste la fin de son cycle académique 2025-2026.
Pour couronner ce renouveau, le Jury a choisi de baptiser cette promotion historique du nom de Cathy Meba, Première Vice-Présidente du Conseil Régional du Sud. Une décision objective, fondée sur l’éthique et l’impact social. « Cathy Meba est un modèle d’éthique pour une jeunesse en quête d’une vision nouvelle. Son action plurielle et diversifiée auprès des jeunes dans tous les coins et recoins de notre pays doit servir d’exemple pour une société solidaire », a rappelé le Révérend Célestin Abessolo Ze, Secrétaire Général de l’Église Mère. Issue d’un foyer œcuménique — d’un père catholique et d’une mère presbytérienne —, elle incarne une synthèse parfaite de tolérance et de foi active. Pour honorer la mémoire de sa défunte mère, Martine Meba, elle a notamment initié un rassemblement annuel de chorales, réunissant au stade municipal de Mvomeka’a en début d’année 2026. Plus de 2 000 fidèles dans un élan de communion inédit.
Au-delà des valeurs spirituelles, ce sont ses états de service sur le terrain qui légitiment ce choix académique. À la tête de la Jeunesse Émergente Républicaine (JERC), association apolitique, Cathy Meba encadre des centaines de jeunes sur le territoire et au sein de la diaspora. Grâce à des conventions stratégiques signées avec plusieurs représentations diplomatiques basées à Yaoundé, la JERC a permis l’octroi de dizaines de bourses d’études internationales entièrement prises en charge et favorisé une insertion professionnelle durable dans le terroir tout en les formant massivement au civisme.
S’adressant à ses ouilles, la marraine a tracé le chemin de l’effort : « Vous, promotion Cathy Meba, vous devez être la promotion de l’espoir. Une jeunesse consciente, qui sait d’où elle vient et où elle va. Une jeunesse travailleuse, qui refuse la facilité et embrasse l’effort pour transformer la nation tout entière. »
Tourné vers l’avenir
Tourné vers l’avenir, l’institut ne veut plus seulement commémorer, il veut conquérir. Le Révérend Dr Gervais Martin Mbarga, Président du Conseil Exécutif, a levé le voile sur les ambitions futures : transformer cet institut historique en une grande université privée. Cette mutation structurelle s’accompagnera de l’ouverture de filières d’excellence adaptées au marché moderne, à l’instar d’une future Faculté d’Agronomie. En associant la rigueur académique au parrainage citoyen de Cathy Meba, Foulassi réaffirme son rôle de premier plan dans la formation intégrale de l’homme.
Simon Metsengue




