Sport : Cathy Meba,  « Nous faisons de la passion de notre jeunesse pour le sport un véritable métier d’avenir »!

Sport : Cathy Meba,  « Nous faisons de la passion de notre jeunesse pour le sport un véritable métier d’avenir »!

Interview de Cathy Meba, Présidente fondatrice de la Jeunesse Émergente Républicaine du Cameroun (JERC).

Thème :  professionnalisation des métiers du sport au service de l’insertion socio-économique de la jeunesse camerounaise.

1-Les Lionnes Indomptables du Cameroun ouvrent le bal des succès de ce Septennat avec un premier sacre continental. Comment avez-vous vécu cet événement ?

Cathy Meba (CM): C’est un sentiment d’immense fierté et d’émotion patriotique. Ce sacre des Lionnes montre que le Cameroun regorge des talents d’exception, mais surtout que le travail, la discipline et l’encadrement portent toujours leurs fruits. C’est la preuve vivante que le sport est un formidable levier d’émancipation et de rayonnement pour notre jeunesse. Ce succès continental nous conforte dans notre vision : pour maintenir ce niveau d’excellence, nous devons structurer la détection des talents dès la base.

2- La JERC ambitionne de former 5 000 jeunes « scouts » en football et basketball. Quel est l’état des lieux sur le terrain qui justifie le lancement d’un chantier d’une telle ampleur ?

CM : Nous partons du constat selon lequel le Cameroun est un vivier inépuisable de talents. Cependant, beaucoup de jeunes pépites, notamment dans nos zones rurales ou nos quartiers défavorisés, restent invisibles faute de détecteurs formés. Les recruteurs et les académies ne peuvent pas être partout. En formant 5 000 jeunes scouts à travers le pays, nous créons un réseau de détection de proximité. Nous faisons ainsi de la passion de notre jeunesse pour le sport un véritable métier d’avenir, tout en apportant une solution concrète au chômage.

2- L’offre précise qu’aucun diplôme préalable n’est exigé. Quel sera le contenu exact de cette formation gratuite et comment comptez-vous garantir la rigueur de l’apprentissage avec un si grand nombre de candidats ?

CM : La non-exigence de diplôme est un choix d’inclusion. Ici, ce sont la passion et la connaissance du terrain qui priment. La formation abordera les techniques d’observation, l’évaluation des compétences physiologiques et tactiques, l’utilisation des outils numériques de collecte de données sportives et l’éthique du scouting.

Pour garantir la rigueur malgré l’effectif, nous nous appuyons sur un modèle hybride : des modules théoriques dispensés via la plateforme numérique ESA, suivis d’ateliers pratiques et d’évaluations rigoureuses encadrés par des experts. Seuls les candidats qui valideront les compétences requises seront certifiés.

4-Cette initiative associe la JERC au MINJEC, au MINEFOP et à la plateforme ESA. Comment s’articule le rôle de chacun de ces acteurs pour assurer la crédibilité de la certification délivrée ?

CM: C’est une synergie institutionnelle forte où chacun joue un rôle clé et complémentaire :

La JERC est l’initiatrice et le moteur sur le terrain.

Le MINEFOP apporte la caution institutionnelle de la formation professionnelle et valide le référentiel de compétences pour délivrer une certification reconnue par l’État.

Le MINJEC encadre l’orientation de la jeunesse et veille à l’esprit républicain du projet.

La plateforme ESA fournit l’infrastructure technologique pour la formation et le suivi digital.

Cette alliance garantit une certification crédible, solide et valorisable sur le marché.

5-Concrètement, quel sera le statut de ces jeunes une fois certifiés et comment seront-ils insérés sur le marché du travail sportif ?

CM : Une fois certifiés, ces jeunes deviendront des scouts/détecteurs agréés. Ils pourront exercer comme indépendants, être recrutés par des centres de formation, des clubs locaux ou internationaux, ou encore être mandatés par des agences de management sportif.

De plus, la JERC et la plateforme ESA mettront en place un annuaire numérique des scouts certifiés afin de les mettre directement en relation avec les recruteurs et les organisations sportives. Il ne s’agit pas seulement de les former, mais de leur offrir un véritable passeport vers l’emploi.

6- La sélection couvre l’ensemble du territoire national. Comment garantissez-vous l’accès aux jeunes des zones reculées et jusqu’à quand la plateforme esa-connect.tech reçoit-elle les candidatures ?

CM : Pour ne laisser aucun jeune de côté, nous déployons nos relais communautaires et les antennes locales de la JERC dans l’ensemble des dix régions afin d’assister ceux qui ont un accès limité à Internet. Les inscriptions se font en ligne sur esa-connect.tech jusqu’au 25 août 2026 à minuit. J’invite instamment tous les jeunes passionnés, filles et garçons des dix régions du Cameroun, à saisir cette opportunité unique pour construire leur avenir dans ce qu’ils aiment le plus : le sport.

Propos recueillis par Simon Metsengue

CATEGORIES
TAGS
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )
error: Content is protected !!
%d bloggers like this: