
Trophée de la CAN Féminine : La Nation au-dessus des égos !
Les échanges entre MINSEP et FECAFOOT autour de la présentation du trophée de la CAN Féminine mettent une fois de plus en lumière la nécessité d’une synergie entre les deux entités. Alors que les Lionnes Indomptables viennent d’unir le pays par leur victoire historique, il est urgent de faire taire les factions radicales qui attisent la haine entre le MINSEP et la FECAFOOT bâtir, main dans la main, l’avenir du football camerounais autour des idéaux de cohésion et d’unité nationale.
La querelle nocive entre Eglisiens et Hiboux sectes fanatisés autour du Président de la Fécafoot Samuel Eto’o d’une part et du Ministre Pr Narcisse Mouelle Kombi d’autres parts a repris de plus belle après la trêve durant la bataille des fauves du Cameroun au Maroc. Cette fois le prétexte prend corps, dans une démarche institutionnelle et empreinte de courtoisie que le président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, a adressé au ministre des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP), ce 18 août 2026 une demande d’audience officielle (N°268/FCF/PDT/DIRCAB). Dans cette correspondance, la fédération sollicite formellement la présentation du trophée à sa « tutelle technique ». Cette initiative est vue par les pourfendeurs du grand neuf comme visant à arroger les mérites organisationnels de la FECAFOOT dans le sacre continental des Félines du Cameroun avant la grande séquence d’hommage national.
La position du MINSEP : la primauté des symboles républicains
ce 19 août 2026, le MINSEP a réagi par une note officielle (N°2026-089/MINSEP/CAB) rappelant la hiérarchie institutionnelle : « C’est à Monsieur le Président de la République qu’appartiennent tant la prérogative que le privilège solennel de recevoir les Lionnes Indomptables et de se voir présenter le Trophée. » En orientant la FECAFOOT vers les hautes directives de la Présidence transmises par le Premier Ministre, le MINSEP entend préserver l’exclusivité du protocole républicain. La victoire des Lionnes est ainsi réaffirmée comme un patrimoine national, dont l’hommage premier revient au Chef de l’État, symbole de l’unité de la Nation.
L’État au-dessus des agendas particuliers
En soulignant sa participation à la délégation officielle conduite à Rabat par le Premier Ministre sur « très hautes instructions du Chef de l’État », le ministre réinscrit cette victoire dans la continuité de l’action gouvernementale. Les orientations du Chef du gouvernement à cet effet, prônent la retenue, la discipline et la coordination institutionnelle. L’objectif ici affiché est de maintenir un cadre unifié : la Nation s’incline devant l’autorité centrale de l’État avant toute déclinaison sectorielle ou corporatiste.
Désarmer les extrémismes et désamorcer la haine : un appel à la raison
Au-delà des ajustements administratifs, le véritable obstacle à la sérénité du sport camerounais réside dans l’activisme toxique des camps radicaux. De part et d’autre, ces factions « sangsues » — désignées sous les vocables d’« églisiens » et de « hiboux » — entretiennent un climat de haine, attisent la discorde et prennent en otage l’opinion publique. Ces extrêmes vivent du conflit, instrumentalisent le moindre échange de courriers pour susciter la polémique et s’évertuent à dresser le MINSEP et la FECAFOOT l’un contre l’autre. Il est temps de couper l’herbe sous le pied de ces entrepreneurs de la division.
Les Lionnes Indomptables viennent d’offrir une leçon magistrale de cohésion. Sur le terrain, c’est l’union des forces qui a produit l’excellence. La tutelle gouvernementale et l’instance faîtière ont le devoir républicain de travailler main dans la main, dans un esprit de complémentarité et de dialogue direct. Une concertation fraternelle, loin des réseaux sociaux et des surenchères partisanes, aurait suffi à harmoniser le protocole autour de cet événement tant attendu.
Les athlètes ont montré la voie ; il appartient désormais aux dirigeants de s’en inspirer. « Quand les Camerounais sont unis et solidaires, rien ne peut les arrêter », rappelait le Président Paul Biya le 13 février 2017. Que ces mots servent aujourd’hui de boussole pour sceller définitivement la paix des braves, faire taire les haines partisanes et bâtir une collaboration durable au service du sport camerounais.
Simon Metsengue




