
Cameroun – Comores : Au-delà du score !
Les Lions Indomptables du Cameroun ont laminé l’équipe nationale des Comores sur le score de 3 buts à 1, ce 24 septembre en nocturne au stade Roumdé Adjia, dans un match comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027. Au-delà du résultat, c’est la renaissance d’une équipe mythique et la grandeur d’une nation qui s’exposent en vitrine.
Un signal de renaissance et un appel à l’unité
La récente victoire éclatante des Lions Indomptables (3-1) contre les Comores ne représente pas seulement trois points de plus au classement : elle est le symbole d’une renaissance. À l’instar des Lionnes Indomptables qui retrouvent progressivement leur hargne et leur niveau de jeu, le Cameroun — incontestablement la plus grande nation de football en Afrique par la densité de son palmarès et de son histoire — démontre qu’il se reconstruit pas à pas. Cette dynamique positive exige cependant un assainissement autour de la tanière : il devient vital d’éloigner l’équipe nationale des querelles intestines, de la haine médiatique et de ce « bal des sorciers églisiens » contre « hiboux » du défaitisme qui se nourrissent du chaos au lieu de soutenir l’effort collectif.
La démonstration d’une puissance infrastructurelle
Mais au-delà du rectangle vert, cette affiche internationale met en lumière une réalité bien plus vaste : la puissance infrastructurelle du Cameroun. Ce match aurait pu se jouer au mythique stade de la Réunification ou sur la pelouse du somptueux stade de Japoma à Douala. Il aurait pu enflammer la cuvette historique de Mfandena ou étinceler dans l’écrin moderne du stade d’Olembe à Yaoundé. Il aurait tout aussi bien pu se tenir au Limbe Omnisport Stadium sur la côte ou au stade de Kouekong à Bafoussam. Pourtant, le Cameroun a fait le choix de délocaliser cette confrontation internationale à plus de 1 000 kilomètres des deux grandes métropoles du pays, affirmant ainsi sa capacité singulière d’ancrage territorial.
L’aménagement du territoire comme socle du rayonnement
Ce choix logistique met en échec le discours de dénigrement permanent. Trop souvent, pour des motifs de politique politicienne, certains de ses propres enfants critiquent le pays sans mesurer la portée des accomplissements réalisés par Paul Biya, l’homme du Renouveau national. Le Cameroun demeure l’un des rares pays du continent africain à avoir développé et modernisé une vingtaine de villes au cours des quarante dernières années. Grâce à ce maillage territorial exceptionnel, le pays est aujourd’hui en mesure d’abriter simultanément, en nocturne et aux normes FIFA, une dizaine de rencontres de très haut niveau dans des cités distinctes.
Préserver le patrimoine national au-delà des divergences
Il est temps de dépasser les rancœurs. Que les querelles politiques restent dans leur arène et ne viennent plus polluer l’image du pays. Le Cameroun est un patrimoine partagé ; préserver son rayonnement international est un devoir civique qui s’impose à tous. Allez les Lions !
Simon Metsengue




