
Cameroun / « Transition constitutionnelle » : L’imposture des exilés volontaires !
Une poignée de Camerounais de l’étranger appelle, à travers un document intitulé « L’Impératif d’une transition constitutionnelle au Cameroun », à une transition politique au pays de Paul Biya. De quoi parlent-ils ?
Une posture hors-sol d’ une certaine diaspora
Par un élan de bravade hors-sol dont ils ont le secret, onze Camerounais de la diaspora et de la jet-set établie à l’étranger viennent de signer un « appel » prétendant décréter une « transition constitutionnelle » au Cameroun. Depuis leurs salons feutrés de Paris, Bruxelles ou Washington, loin du soleil et de la poussière des contrées du pays, ces « donneurs de leçons » s’imaginent détenir le thermomètre de la politique nationale. Une posture nostalgique qui rappelle tristement les méthodes des diasporas coloniales d’antan, incapables de concevoir la souveraineté d’un peuple autrement qu’à travers le prisme de leur condescendance patriarcale.
Le mépris des urnes et de la réalité du terrain
Car la réalité du terrain camerounais est à l’opposé exact de ce pamphlet rédigé sur des terres étrangères. De qui se moquent ces esprits chagrins ? Aucun des signataires de cet appel n’a jamais osé affronter le verdict suprême des urnes. Aucun n’a pris la peine de battre la campagne, de convaincre sur le terrain ou d’organiser le moindre meeting populaire au cœur du pays profond. La quasi-totalité de ces théoriciens n’a d’ailleurs jamais milité dans une section locale. Et pourtant, du haut du confort de leur exil volontaire, ils se permettent d’insulter la volonté populaire massivement exprimée le 12 octobre 2025.
L’illégitimité institutionnelle de l’appel
Par quel miracle institutionnel exigent-ils de « mettre le pays en transition » ? Et surtout : *qui* mettra cette transition en place ? Ces intellectuels prétendent-ils déclarer la caducité de la Constitution par simple ordonnance depuis un café parisien ?
Le respect de l’engagement démocratique local
Il convient ici de rendre un hommage appuyé à la véritable classe politique camerounaise — majorité comme opposition responsable. Par respect pour le peuple souverain et forts de leur foi dans le système démocratique national, ces acteurs de terrain sont allés devant les citoyens avec des programmes concrets. Le peuple a jugé, comparé et tranché dans la sérénité. Aujourd’hui, loin des agitations virtuelles, ces responsables politiques préparent déjà les prochaines échéances législatives et municipales qui pointent à l’horizon.
L’appel à l’épreuve du réel
Le Cameroun ne saurait se laisser distraire par les illusions d’une élite déconnectée. Que les journalistes figurant sur cette liste demandent leurs accréditations pour venir couvrir sur le terrain les grandes fêtes démocratiques à venir ! Que les écrivains viennent témoigner, la plume trempée dans le réel, des avancées de notre démocratie ! Et que ceux qui nourrissent des ambitions politiques franchissent le pas, rentrent au pays et affrontent la compétition démocratique sous le regard du peuple !
Cap sur l’avenir et le travail constructif
Le temps n’est plus aux pétitions de salon, mais au travail constructif. Les institutions sont debout, la démocratie est vivante. Cap sur la concrétisation des Grandes Espérances, destination 2032 !
Simon Metsengue




